vendredi 1 août 2008

Nunatak, Muktuk, Un jour à l'intérieur

Nadine sur Nunatak.

Il neige sur Puerto Williams. Visibilité zéro et interdiction pour les voiliers de sortir alors je passe de bateau en bateau discuter avec les copains rencontrés à Ushuaia puis revu à Puerto Williams, puis à la Bahia Yendedgaia et de nouveau Puerto Williams. Voici la famille "Nunatak", Thomas, Nadine et leur deux filles Maia et Kahina.

On boit du thé et du maté, on refait le monde, on se demande qu'est ce qu'on fait demain ou la semaine suivante. Je dessine et le carré de Nunatak se transforme en atelier de dessin pour Nadine, moi et les enfants du bord.


Thomas chez Muktuk

L'après-midi passe et j'apprend par Thomas que Podorange part au mouillage pour ne pas avoir à attendre la marée le lendemain.

"Ahhhhh! Attendez-moi! Me laissez pas à Puerto Williams, je veux rentrer à Ushuaïa !"

Enfin non pour dire vrai je n'ai pas spécialement envie de rentrer mais j'ai un avion à prendre.
Je me poste sur le pont. Podorange arrive, Brice manoeuvre et se raproche, Juan me tend la main et hop me revoilà à bord. Classe!

"C'est classe de venir me chercher avec Podo mais vous savez, le zodiac aurait suffit"

jeudi 31 juillet 2008

Brice photographe

Tiens! en voilà un qui n'est plus en train de discuter dans la pièce derrière moi.

Brice passe devant mon champs de vsion, devant mon paysage et les chevaux que je dessine alors! hop! ni une ni deux, je retourne mon carnet et je le croque le photographe!
Quelle attitude de pro ce Brice-photographe (Pose encore assez classique : ça lui arrive de prendre des poses beaucoup plus incongrues pour attraper le bon angle de vue. La preuve au prochain croquis!)

Bahia Yendegaia

A Yendegaia, chez José et Anémie. On discute, on boit du maté et on mange... du cheval.


Ce qui ne nous empêche pas d'aller faire une superbe ballade à cheval sous la neige.


Abritée dans l'arrière cuisine je suis aisni protégée de la neige et (un peu) du froid. Devant moi neige, neige, neige et chevaux. A ma gauche quatre voiliers dans la baie. Derrière moi une bonne odeur de café et la voix des équipiers de Podorange, Muktuk, Nunatak et Pacific Blue qui discutent gaiement avec leurs hôtes.

mercredi 30 juillet 2008

Dans les canaux sous la neige

Petite neige fine. Il y a du vent et un rayon de soleil, superbe, sur les montagnes du Beagle. Julian à la barre, heureux parce que bien couvert, s'exclame, ironique :

"C'est chouette la Méditérannée!"



De mon côté je donne des nouvelles à ma famille et voilà la réponse de ma maman :

"Bonjour ma grande exploratrice,
tes nouvelles me plongent dans l'ébahissement et le ravissement
"mais qu'allait-elle faire dans cette galère?"
Ici c'est l'été...

Ta frileuse de mère"

vendredi 25 juillet 2008

Une visite au phare Yamana

Longe discussion animée avec le couple qui tient le phare Yamana. Nous avons a peu près le même âge et leur dernière visite remonte à plus de trois mois.

Brice en pantalon de quart
Brice, Julian et encore Brice: tentative pour en faire des personnages de film.

Le couple du phare

Juan se roule une cigarette.


Brice one more time.

Aquarelle à l'eau des glaciers

Tres Brazos vu du "ciel".


Petit jeu : devinez où se cache Podorange dans le paysage?

réponse : dans la baie, derrière la montagne de gauche.

dimanche 20 juillet 2008

Les montagnes du Beagle


La participation de la neige à l'oeuvre se remarque ici et là par la trace d'authentiques flocons fondus!!

Ma première navigation sous la neige.


Masque de ski obligatoire. Je me demandais bien à quoi ça pouvat servir sur un bateau quand Jeanne me l'a laissé: maintenant je sais!

samedi 19 juillet 2008

zarpe à Puerto Williams


Une longue attente à la prefectura navale de l'Armada del Chile pour obtenir l'autorisation de naviguer dans les canaux de Patagonie. Une autorisation qui se paye... en dollars! La question est "comment trouver des dollars ici et à cette heure ?"

20h (on est là depuis 19h)

21h30

« c’est qui ? »

« l’employé de la prefectura navale « armada del Chili »

« ça ressemble pas »

je baisse les bras et pose le crayon. Thomas est gêné que je le dessine alors ça me gêne aussi et je ne finis pas le dessin.


21h30 Brice façon Giacometti22h ça discute.

Brice,skipper de Podorange et Thomas, skipper de Nunatak, discutent pour tuer le temps.
Ahhh le temps, toujours fluctuant dès qu'on se rapproche d'un voilier. Mais jamais je n'aurais imaginé les tracasseries administratives dans les causes de retard. C'est fun d'être skipper!

mardi 24 juin 2008

Ushuaia est en vue


Jeanne
« Forcément c’est la fin de quelque chose.
Les téléphones portables captent de nouveau, on pense aux multiples choses qu’on a faire à terre mais on est encore sur le bateau. »

lundi 16 juin 2008

la nuit, les étoiles et quelques nuages

Levé de lune puis un drôle de halo et enfin la lune quitte le ciel au moment où nous quittons notre quart.


vendredi 13 juin 2008

mon premier quart de nuit

pendant la nuit le vent forcit
Claire
"moi je voudrais du vent et pas trop de mer"

Laurent et Flo en coeur
"Dans les quarantièmes ? T'es pas venue au bon endroit pour ça"

... la suite montera que finalement ça peut arriver.

Les équipes de quart



« A table ! »
« Que quelqu’un prenne la barre à Jeanne pour qu’elle puisse ranger ses affaires. »

Qui sera de premier quart de nuit, quelles seront les équipes ? Brice n’a pas encore rendu son verdict. Le suspens autour de la table est à son comble.

Claire
« on commence les quarts à la nuit ? Ahhh A sept heure. OK. Donc y’en a un qui mange pas. Ahh ? c’est moi ? Celui qui paye les courses c’est celui qui ne mange pas, sympa le bizutage. »

Enfin Brice lève le suspens
« and the winner is right now at seven o’clock during three hours: Hervé Olagne et Caroline Vieille !And for the quarter 22h-1 o’ clock : Joris Steph and Brice!
And the last quart est Laurent Florent et Claire. »

Jeanne
« oh l’autre elle vient de débarquer et elle raffle tous les gars du bord.»

Brice
« Aujourd’hui y’a pas de conditions difficiles (la suite prouvera le contraire). Donc on se réveille à une heure du matin. L’heure à laquelle on se couche d’habitude. »

petit déjeuner sur le pont

Départ à l'aube de Buenos Aires

Départ à l'aube de Buenos Aires. Café sur le pont.

"On est parti à l'heure pour une fois"



mercredi 11 juin 2008

les courses

Bon qui dit courses dit bus
En plus on se retrouve à ... Carrefour ! Exotique !

L'approvisionnement c’est plus qu’important. La suite prouvera que l’on n’a pas été assez vigilant sur ce coup là.

Tatiana et Flo dissertent sur le sujet:

« Steph elle part pas sans gaz, moi je ne pars pas sans chocolat !!
A Rio on a merdé sur ce coup là.
Vous êtes parti sans smarties et ça a merdé. »

« on avait des gâteaux mais pas de gâteaux funki que des vieux biscuit de marin. »

« On devient rude quoi, faut arrêter. »

« Regarde là l’autre qui dit « on devient rude » alors qu’elle a passé tous le gros temps dans sa bannette pendant que les autres se relayaient toutes les heures pour gérer le bateau ! »

Cinq caddies, 3 factures de carte bleue, 19 caisses et 2000 pesos plus tard il faut expliquer où se trouve le bateau pour se faire livrer. Pas si simple, personne n’a l’air de savoir où se trouve Puerto Madero.


mardi 10 juin 2008

la porte de la bonne fenêtre



On discute dans le carré pendant que ça s’active pour remonter les voiles qui reviennent de réparation. Le planning d’un voilier est souvent assez flou. La notion du temps n’est pas la même en mer… ni au ponton..

« Tu vas être contente d’apprendre qu’on ne va partir oulala avant un bout de temps »

« Vous êtes en train me dire que vous m’avez pressés pour que j’arrive le 8 dernier carat et que j’ai fait une semaine de nuits blanches pour rien ? »

« En gros on passe une semaine à réparer puis hop hop hop. On attend la bonne fenêtre météo et on y va. Il vaut mieux se rapprocher pour être à la porte de la bonne fenêtre. »

La porte de le bonne fenêtre, j'aime le concept!


lundi 9 juin 2008

Les gars du bord


Voici Brice,
Et voilà Joris et Laurent.
Hervé et Flo ne perdent rien pour attendre et ils seront croqués plus tard.

L'art de la bannette, deuxième

Le soir je change de cabine pour partager celle de Flo qui sera mon partenaire de quart. J’ai la bannette du dessous. C’est toute une technique pour la régler et encore plus pour y rentrer.

Il m'est arrivé de dormir plié en deux vers l'avant de peur de réveiller Flo, mais j'ai fini par trouver la bonne technique : le roulé ventral comme en saut à la perche!

dimanche 8 juin 2008

l'aura de Podorange


Ce bateau a vraiment de la personnalité

« Il a l’aura de ses propriétaire.

Ou alors c’est sa couleur orange ? »

En tout cas il sait faire tenir les promesses qu’on lui fait. « Rendez vous de l’autre côté de l’Atlantique. » Et j’y suis.

« On dit que les bateaux ont une âme. Brice il dit que les bateaux ont une âme.

En Angleterre on dit « she » pour un bateau et « it » pour un bébé, sympa les anglais!"



Et là je me rend compte que je n’ai pas un seul dessin de Podorange vu en entier.

C’est normal, c’est un grand bateau : 20m, 43 tonnes, ça rentre pas sur mon carnet de croquis ! Alors pour illustrer mes retrouvailles voici le dessin que j’avais fait pour le départ de Podorange de La Rochelle. Il est resté affiché à bord.

Moi j’ai pris l’avion mais cette esquisse, elle, peut se vanter d’avoir traversé l’Atlantique à la voile.

L'art de la bannette


Ma première nuit dans une bannette, sorte de hamac moderne qui remonte sur les bord pour éviter de passer par dessus bord dans le roulis. Ce sera la première d’une longue série de premières fois. De quoi retrouver un esprit d’enfant. Voilà ce que je vois allongée sur un coude dans ma bannette :



Hervé qui bouquine dans la cabine d’en face.